Samedi:poésie dépressive Hiver#2

Je libère

Cache-cache

au port des souliers sans bas

c’est la plume qui guide

et sordide le fil se déroule

sans que ne bougent

les doigt des fées penchées.

Guéris-moi ce soir

Et demain ne m’oublie pas

Je cracherais la terre

qui a vu naitre mes fêlures

qui s’ouvre

à chacun de tes pas.

Ma langue roule

chaque grincement

entre mes os, – tes eaux –

ramène un peu de chair

à mes pensées que la nuit n’apaise

que lorsque le vent-qui-rend-fou

au milieu de nos cadavres

s’étouffe

et chante la colère

de ceux tombés. – pour la patrie –

Laquelle ?

Celle qu’on leur a dit

qu’elle donnera ses seins

qu’elle donnera son cul

Pourvu qu’aux champs d’horreurs

L’un hurle plus fort

qu’un autre. – au premier cri –

Libère-moi de tes eaux

qui m’entraînent vers ses chants – d’horreurs –

Je n’aurais pas su

si fragile

que faire

Il y a le monde qui nous a vu,

qui sait

qu’il ne peut plus rien faire

et le monde qu’il faut prendre par la main

pour l’emmener exploser plus loin.

 

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